2024 04 06 de la pluie, du vent et de belles surprises
- Michel Entat

- 16 avr. 2024
- 3 min de lecture
Beaucoup d’équipiers habituels absents pour ce week-end. Nous nous retrouvons ce samedi matin à six pour un appareillage vers 9h (avant la marée basse). Il fallait du courage, la météo n’est pas engageante avec du fort vent de secteur Sud et des précipitations.
Antoine Pagès nous a rejoints pour la première fois et nous sortons faire un petit entraînement pendant lequel il découvrira le bord au poste de numéro 2, Axelle le poste de numéro 1, Bruno celui du piano, Cyril, Laurent et moi nous occupant de l’arrière.
Quelques bords de près, envoi et empannages de spi, et nous rentrons à 11h pour manger un morceau au club où nous sommes toujours bien accueillis.
Nathalie nous rejoint comme prévu pendant le déjeuner, et Josué, qui cherchait un embarquement, vient compléter l’équipage à la dernière minute. Ils renforceront l’équipe des régleurs dans la bassine coordonnée par Cyril qui jouera aussi le rôle de navigateur.
Le choix du parcours est difficile : avec vent de SSW, aucun des parcours possibles du record de la Vieille n’évite un louvoyage chronophage. C’est quand même le trajet Méaban, Epieu, Vieille et retour qui donne les meilleurs temps de routage.

Après un excellent départ, nous faisons toute la course en tête, les options de navigations tant stratégiques que tactiques s’avérant optimales et les manœuvres très efficaces malgré l’inexpérience à certains postes. L’entrainement préalable porte ses fruits.
Pluie pendant toute la course, pas très forte mais tenace. Rien ne sèchera à bord dans la nuit mais nous essayerons au moins de faire sécher les vêtements pour le lendemain à la maison.
Aux résultats, nous apprenons que nous prenons la tête du record de la Vieille 2024, aucun des bateaux arrivés après nous ne nous ayant rattrapés au temps compensé. La victoire ne s'est pas jouée à grand-chose, seule 6 petites secondes nous séparent du deuxième. Mais attention, le vent de SSW n’était pas favorable à un record de la Vieille, il faudra le défendre à l’automne.Sympathique dîner à La Transat après une douche chaude.
Dimanche matin appareillage vers 9h pour cause de marée déjà très basse. Pas de pluie, et même un peu de soleil ! Il fera beau toute la journée même si le ciel est souvent couvert.
Petit entraînement d’envoi, empannage de spi, terminé par un affalage et retour au près serré, car la première manche annoncée est un parcours construit type Q.

Nous n’arriverons pas à partir du côté souhaité de la ligne mais bien lancés. Avec une gestion parfaite de nos points de virement, nous ferons course en tête jusqu’à l’arrivée, mais talonné par de redoutables concurrents dont le rating est plus favorable. En temps compensé nous serons troisième.
S’ensuivent deux parcours côtiers, le second étant l'envers du premier (Départ, Méaban, Chimère, Epieu, Arrivée) sur lesquels nous nous battons férocement contre un Prima 38, un Figaro 2 et un J99.
Nous arriverons troisième en temps réel sur les deux courses et troisième et deuxième en temps compensé.
A l’issue de cette magnifique journée, nous terminons premier du challenge de printemps Axa organisé par le YCCA.

S’il est certain que le fait d’avoir couru toutes les courses a été déterminant dans ce résultat, le fait de s’entraîner systématiquement avant une course, et l’ambiance à bord y sont pour beaucoup aussi.
Ce week-end aura aussi été l’occasion d’expérimenter quelques incidents de manœuvre et de les gérer de façon originale, voire inédite, pour sauvegarder la trajectoire ou la vitesse. Un peu de piment et de stress mais aussi d’expérience.
Merci aux équipiers d’avoir « tout donné » pour ces plaisirs partagés.



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